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~ La mémoire humaine ~ La mémoire humaine a-t-elle une limite ? ---------------- Bienvenue sur le site de notre TPE, réalisé par Emma B., Honorine D. et Léonie D., élèves de 1ère S au lycée Blaise Pascal de Longuenesse en 2015/2016. Bonne visite ! |
peut affecter la mémoire à court comme à long terme, sans que les scientifiques en comprennent toujours les mécanismes.
Sans aucun signe annonciateur, les personnes atteintes d'ictus amnésique perdent subitement leur capacité à former de nouveaux souvenirs (amnésie antérograde) et oublient également une partie de leur passé (amnésie rétrograde). En revanche, leurs mémoires sémantique et procédurale restent intactes. Ces troubles restent en moyenne 5 à 6 heures. Bien que l'on ne comprenne toujours pas l'origine des ictus amnésiques, on sait désormais que pendant la phase aiguë, l'activité de certaines régions cérébrales diminue violemment. Sachant qu'ils surviennent souvent après une forte émotion, un effort intense ou des changements de températures brutaux, ces ictus amnésiques pourraient être liés à une baisse du débit sanguin dans certaines régions du cerveau, comme l'hippocampe. On constate également une désynchronisation entre la région postérieure, où loge les souvenirs, et la région antérieure, qui permet de récupérer ces souvenirs. Les patients qui perdent leurs souvenirs anciens conservent une représentation d'eux-mêmes.
vasculaire (interruption de la circulation dans ou plusieurs vaisseaux), une infection ou encore une forte consommation d’alcool, de drogue entraînent des lésions visibles dans le cerveau (destruction du tissu nerveux) qui expliquent les troubles observés. Parmi ces patients, il n'y a aucun profil type car les symptômes sont très variables en fonction du type de lésions, de leur localisation et de leur étendue.
Comme pour les amnésies organiques, ces pertes de mémoire dites fonctionnelles touchent rarement la mémoire sémantique, et plus rarement encore la mémoire procédurale. Il n’empêche, certains amnésiques ne savent plus se raser ni faire du vélo. Mais ces habiletés semblent se réapprendre rapidement. De même, les pertes de mémoire sémantique restent exceptionnelles et rarement totales. Dans la pratique, il est difficile d’isoler les différents troubles de la mémoire. Mais ce qui perturbe le plus le quotidien, c’est la perte de mémoire de travail, la mémoire à court terme. Les patients atteints ont besoin d’astuces pour vivre normalement, ils gardent en permanence avec eux un dictaphone qu’ils consultent lorsqu’ils oublient qui ils sont ou ce qu’ils sont en train de faire. Ils mettent des Post-it partout.
Après un événement particulièrement stressant, comme une guerre, une agression, un attentat ou un accident, certaines personnes peuvent connaître une dégradation de leur mémoire. Elles sont alors atteintes d'amnésie post-trumatique. Ces personnes vont négliger un certain nombre d'informations sur l'événement traumatique, notamment les informations contextuelles, mais retiennent en même temps beaucoup des aspects émotionnels. Ce n'est pas tout, la mémoire de travail et la mémoire épisodique fonctionnement également moins bien chez ces personnes. Récemment, les travaux en imagerie cérébrale montrent que le volume de l’hippocampe, impliqué dans la mémoire, est réduit chez ces patients. Mais les chercheurs ne savent pas encore s’il s’agit d’une conséquence de l’événement traumatisant ou plutôt un facteur de prédisposition à développer ce genre de syndrome.